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Une ecchymose

  • Patricia
  • 5 févr. 2024
  • 2 min de lecture

D’où vient cette ecchymose?




Il m’arrivait, en me déshabillant, de découvrir des ‘bleus’ ou ecchymoses sur mon corps, distribués sur les jambes, les genoux, les bras et parfois même sur le torse. J’étais toujours étonnée de les découvrir car j’avais rarement le souvenir de m’être cognée ou d’avoir heurté un quelconque objet.


Je me réfère ici aux ecchymoses, familièrement connues sous le nom de bleus, et non pas aux hématomes qui impliquent une plus grande sévérité de choc pour le corps.


La découverte de ces marques sur mon corps, sans avoir le souvenir de leur provenance, vaut la peine d’y réfléchir.  De toute évidence je n’étais pas présente avec moi-même, pas dans mon corps lors de l’évènement qui à produit l’ecchymose.


N’est-ce pas notre façon habituelle de vivre? Nous passons d’une activité à une autre, sans transition, comme propulsés par un ressort intérieur. C’est dans ces moments de totale inattention, dans cet incessant mouvement que je me heurte contre une porte, le coin d’un meuble ou pire. Si le choc n’est pas trop douloureux je l’ignore et continue sur ma lancée, sans tenir compte de ses effets sur mon corps. Quelques jours plus tard, confrontée à mes 'bleus', non seulement je suis étonnée de les constater mais je n’en fais pas grand cas. Un simple haussement d’épaule et la vie continue.


Ces petits accidents ou bobos de la vie courante, telle une brûlure ou une coupure en préparant le repas sont autant de signes avant-coureurs, des petits trébuchements pour nous rendre attentifs et connectés à nous-mêmes. On les ignore à notre péril.


Notre éducation et notre environnement nous encouragent rarement à prendre soin de nous-mêmes. Alors nous poussons en avant, ignorant les signes précurseurs de plus en plus nombreux jusqu’au moment fatidique.


C’est alors qu’une maladie ou un accident graves nous accablent, et nous obligent à une immobilité forcée et si, l’on est ainsi enclin, à une révision de notre façon de vivre.


Si, comme récemment, je me coupe le doigt avec un couteau bien aiguisé c’est un signe infaillible que ma tête ne faisait pas partie de mon corps à ce moment précis. D’où le rappel à l’ordre.


Plutôt que de maudire cet accident inconvénient pourquoi ne pas y voir le signe que mes mouvements, à cet instant, étaient ceux d’un automate dénué de toute connexion à mon corps?


En observant certaines personnes vivre avec aisance, sans précipitation, sans stress, accomplissant les gestes de la vie avec gentillesse j’ai appris à marcher en connectant bien mes pieds avec le sol, à me servir du clavier avec douceur, à vider le lave vaisselle avec attention.


Chaque geste, chaque activité se valent. C’est le fait de leur attribuer plus ou moins d’importance qui fait que l’on néglige, voire méprise certaines tâches. La vie est faite d’une infinité de petits mouvements, de petites actions. Accomplis avec gentillesse et bienveillance ils nous permettent de vivre en harmonie avec le monde et nous offrent une délicieuse quiétude.


Il m’arrive encore de bouger de telle sorte qu’une ecchymose en résulte mais maintenant je suis pleinement consciente de son origine.  Je prends un moment pour considérer puis j’arrête ou rectifie le mouvement qui l’a produit.


Qui aurait pensé que d’un ‘bleu’ pouvait découler une leçon de vie.













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