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Mets-toi au travail !

  • Unimed Living
  • 1 nov. 2023
  • 4 min de lecture

Willem Plandsoen raconte son expérience de la perte d'un emploi, ce qu'il a appris en cours de route et comment le travail est devenu une médecine pour lui.



Il y a cinq ans, j'ai perdu mon travail. Ou plutôt, j'ai fait des choix qui m'ont conduit à perdre mon emploi. C'était inattendu et cela a complètement changé ma vie. En fait, je n'avais jamais été sans travail depuis la fin de mes études.


En plus de la perte de mon emploi, j'ai également commis des erreurs qui ont causé du tort à de nombreuses personnes sur le plan financier et émotionnel, y compris à moi-même. La perte de cet emploi était inattendue et, je me suis retrouvé sans un sou en banque. J'avais dépensé toutes mes économies ainsi que l'argent que je gagnais grâce à ce travail et, qui plus est, je n'avais droit à aucune aide du gouvernement.


Il était donc impératif que je trouve du travail. Un de mes amis m'a conseillé de chercher n'importe quel travail. Ce que je n’ai pas fait.


Au lieu de cela, j'ai poursuivi des emplois de rêve et un travail à temps partiel en tant que coach de carrière. Ce travail s'est tari car je n'étais pas en mesure de soutenir les gens dans leur carrière, étant donné que j’étais incapable de me soutenir moi-même. Être coach sous entend que ma vie devait être congruente avec les conseils que je donnais à mes clients.


Comme ma situation financière devenait de plus en plus difficile, j'ai commencé à accepter de simples emplois temporaires pour avoir un peu de revenus. Pendant ce temps, je continuais à viser les GROS emplois. Après tout, j'avais été Directeur Général, alors pourquoi devrais-je me contenter de moins ?


Rétrospectivement, malgré ma situation financière, j'avais conservé l'arrogance de ne postuler qu'à de "bons" emplois bien rémunérés. Cette attitude a beaucoup affecté ma famille.


J'ai réussi à trouver un de ces emplois "bien rémunérés" qui correspondait à mes critères, mais deux semaines plus tard j’étais licencié. Soyons honnête, lors de l'entretien, je savais que ce n'était pas le rôle ou l'entreprise qui me convenaient mais j'ai passé outre ce sentiment. Je n’avais d’yeux que pour le bon salaire et le contrat d'un an qui m'étaient proposés.


  1. Cette deuxième perte d'emploi en l'espace d'un an m'a fait encore plus mal. J'ai décidé, bien qu'inconsciemment, de ne pas chercher d’emplois nécessitant un engagement maximal de ma part. D'un point de vue pratique, je cherchais toujours du travail. J'envoyais de multiples lettres, téléphonais et rencontrais de nombreuses personnes de mon réseau, mais sans enthousiasme. La situation financière était devenue très difficile, mais je tenais toujours à trouver ce "bon" emploi.

Mon entêtement ne me permettait pas d’accepter qu’afin de retrouver un rythme de travail, un emploi modeste ferait l’affaire. Cela m’aurait permis de retrouver ma confiance en moi et mon estime.


Deux amis m'ont fait prendre conscience que j’étais sur une pente glissante. Ils ont brisé l'illusion que tout allait bien. Grâce à eux j'ai finalement abandonné le simulacre. L'honnêteté a remplacé l'arrogance...


Un troisième ami a réitéré l’importance de trouver un travail quelconque, même non-rémunéré, comme point de départ.


2. Cette fois-ci le message est passé. J'avais touché le fond, les choses ne pouvaient pas empirer, j'étais sur le point d'être expulsé de mon domicile. Vivre ainsi était trop pénible. Je me suis dit : "Assez !".



Un an s'était écoulé depuis ma première perte d'emploi. J’étais totalement engagé à retravailler. Ce n’était plus une abstraction mentale, mais une certitude ancrée dans mon corps. Une fois l’arrogance vaincue, j’ai repéré un emploi, j'ai été embauché et, une semaine plus tard, je commençais à travailler.


Le travail, dans une usine de viande, consistait à emballer la viande, dans une salle de réfrigération fonctionnant à +1°C. Je portais des sous-vêtements thermiques, une casquette et des gants pour me protéger du froid.


Ce n'était pas le travail rêvé, mais j'étais décidé à m'engager à fond et à donner le meilleur de moi-même. Je faisais le paquetage avec une présence consciente, en m’assurant de garder l’esprit aligné avec le corps, tout à fait conscient de mes mouvements.


J’ai supprimé les pensées négatives d'autodestruction du genre : Que fais-je ici, alors que j’ai une maîtrise en sciences et que j’étais Directeur Général ? À ma grande surprise, je me suis beaucoup amusé. Mon corps vibrait sans que ma tête reprenne le dessus.


Bien que pleinement investi dans cet emploi, je savais que c’était une étape avant d’utiliser mes vrais compétences. Cette leçon de vie, m’a libéré de mon arrogance et de l’identification qui octroie plus de valeur à un poste de direction. Suite à cet emploi, en l'espace d'un mois, j’en ai trouvé un suivant puis un autre.


Quatre ans plus tard, je me suis rendu compte que j'avais réussi à guérir de nombreuses blessures et la culpabilité à laquelle je m'accrochais. J'avais commis des erreurs et causé du tort. Cette culpabilité dirigeait ma vie depuis des années sans que j'en sois conscient. Aujourd'hui, je travaille à nouveau avec bonheur, en utilisant mes nombreuses compétences et expérience, et j'adore mon travail.


Les emplois et le salaire sont le résultat de la restauration de ma propre estime de soi qui pendant longtemps avait été éclipsée par la culpabilité. Le point de départ a été de m'engager pleinement à travailler et de comprendre la signification du travail.



Le travail, c’est bien plus qu'un salaire.

Nous sommes fait pour travailler.

Le travail est une médecine.




Source:


Traduction libre de : Just get a job






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